lundi 23 octobre 2017

Fin d'octobre indien



Les bateaux rentrent au port




Le camélia se trompent de siason
L
                                    Les amoureux se moquent de la pluie et du beau temps !


samedi 21 octobre 2017


video

Ils sifflaient joyeusement le peintre en haut de l'échelle...le facteur sur son vélo...
Qui sait pourquoi les hommes ne sifflent plus ?

mercredi 18 octobre 2017

Conversation-30-avec Cora



- Saperlipopette, tu m’as surprise ma chérie, je ne t’ai pas entendue arriver  mes oreilles commencent à me lâcher… et ce ne sont pas les seules. Je suis la proie d’organes multirécidivistes dans la traitrise, au minimum fainéants, qui ne rêvent que de  foutre le bordel dans mes derniers jours .
-Ma chère Cora vous restez toutefois plus que sensible au monde présent et le vocabulaire présidentiel vous a vraiment influencée !!
- Cela m’aide à tenir encore un peu, c’est pénible tu sais quand on a été totipotente de devoir dépendre des autres. On me dit : « vous êtes bien pour votre âge » mais c’est de la poudre de perlimpinpin, in petto je suis lucide.
- Sortez-vous encore quelquefois ?
-Non, je n’en ai plus envie depuis que la rue n’a plus le pouvoir. Par contre je regarde beaucoup la télévision bien que l’écoute  des logorrhées politiques soit un peu fatigante.
- Excusez moi mon amie, j’ai un peu de mal à vous suivre…
- C’est sans doute que, pas méprisante, mais dans les premiers de cordée de la culture, ma vieille malice se réjouit de toutes les situations croquignolesques.
-Ma chère Cora je reviendrais  quand vous serez dans d’autres dispositions, j’aime mieux quand vous faites des confitures que  de vous abandonner à ce « galimatias » indigeste... zut c’est contagieux !!


mardi 17 octobre 2017

Optimisme



J’avais traversé le hall de marbre et montais lentement le grand escalier de fer forgé de cette luxueuse demeure situé sur  l’avenue la plus cotée de Riberne.
La fille de la riche madame Lévy m’avait expliqué que tout serait en place pour ma venue du matin. Madame Lévy, grandement nonagénaire et très handicapée perdait un peu la tête. J’avais été contractée pour la toilette du matin.
Certes j’avais vu toutes sortes de demeure dans mon activité d’aide soignante, des plus modestes aux plus riches, mais tout en arrivant sur le palier d’acajou doucement éclairé par un énorme lustre en cristal de Murano, je pensais que celle-ci était vraiment exceptionnelle. La porte de la chambre était  ouverte. Il devait y avoir dans cette maison, un nombreux personnel aussi compétent qu’invisible.
- Bonjour, madame, comment allez –vous ? Je suis Sylviane qui vient pour la toilette
-  Un « Ouin, ouin » aimable sort de sous les draps de satin.
Menue, et docile ma patiente se laisse lever  facilement et nous passons dans la salle de bains. Je ne perds pas de temps à admirer la dimension et le faste de la pièce. Près de la vasque en opaline je suis étonnée de ne trouver que deux serviettes de toilette en très mauvais état. Ce n’est pas trop facile avec ce linge usagé mais je m’en sors.
- Que dois-je faire des serviettes, madame ?
- Laissez les dans le lavabo, petite, ma bonne s’en occupera.
Le matin suivant je reviens, le cœur léger, vers ce travail des plus aisés.
Dans la salle de bains lavées, séchées je retrouve, étonnée, les deux serviettes de la veille un peu plus décolorées  et déchirées. Je fais la toilette de madame Lévy au mieux.
 Le lendemain je dois me servir des  mêmes serviettes réduites à l’état de guenilles et les utilise comme je peux.
Le troisième jour, comme je m’y attendais, je retrouve lavées et séchées les loques dont je dois faire usage.
Trop, c’est trop ! je téléphone, comme elle me l’avait conseillé, en cas de problème, à la fille de ma patiente.
L’histoire du linge de toilette n’a pas l’air de l’étonner :
- Allez dans le dressing contigu à la salle de bains. Sur tout un mur vous trouverez une grande armoire, servez vous.
Avant de lever madame Lévy je me précipite dès l’arrivée dans le dressing , j’ouvre les lourdes portes de l’armoire et…je n’en crois pas mes yeux : il y a là parfaitement rangés sur plusieurs étagères, des paquets de linge de toilette encore sous leur cellophane, agrémentés de rubans de satin  roses , bleus, verts…. C‘est si beau que je n’ose pas y toucher et puis j’ai l’habitude de prendre toujours l’avis de mes patients. Je pense que, même s’ils sont peu conscients et comme madame Lévy proche de leur centenaire, c’est la moindre des politesses.
- Madame, est-ce que je peux prendre des serviettes neuves ? La réponse impérative ne tarde pas :
- Surtout ne touchez pas à ce linge. Je le garde pour mes vieux jours !
-

dimanche 15 octobre 2017

jeudi 12 octobre 2017

A moi Freud !



Castaner m’avait assis de force dans un fauteuil devant un écran géant. Dans la pénombre de hautes silhouettes, des uniformes, des galons. Grosse voix impérative :
-Regardez !
Je vois le Président dans son habituel bain de foule : - Vous allez bien ? Bonjour. Merci…
- Et alors ?
Arrêt sur image-
-Voyez  ce petit garçon qu’il embrasse, c’est celui qui atteint de la rage est entre la vie et la mort. Certes il n’a pas mordu le chef de l’Etat mais on ne sait jamais…
- C’est bien triste. Mais qu’est que je fais là ????
- La Patrie a besoin de vous : médecin compétent, anonyme, désintéressé…
Dans le noir absolu se détachent dans un cercle lumineux deux mollets royaux. La main  velue de Castaner me tend un coton imbibé d’alcool et une seringue pleine :
- Une piqûre dans chaque mollet !
 Je procède, obéissant.
 Seul maintenant dans le noir complet. Qu’est ce que j’ai injecté : vaccin, sérum, autre ????
Si Macron est fichu je le suis aussi.
Je transpire et je tremble quand le réveil sonne.




lundi 9 octobre 2017

samedi 7 octobre 2017

A chacun sa chance



L’énorme tarin mou d’Arthur Clounez oscillait au rythme de ses pas. Impossible de s’y habituer malgré les trente ans qu’il trônait comme une monstrueuse  aubergine, à peu près,  au milieu de son visage. Depuis peu pourvu d’une verrue vineuse surmontée d’une touffe poilue il ne s’était pas amélioré. Ce palmier miniature velu dansait aussi au rythme du bégaiement congénital dont avait été doté le pauvre Clounez. Des poils ? Arthur en avait aussi plein les oreilles et la brise du soir s’amusait à les frisotter.
Il profita d’un banc fraîchement repeint pour vérifier le contenu de sa serviette en plastique moulé : la convocation rose bonbon  était bien là mais au lieu du peigne qui lui aurait permis de se présenter à son avantage il avait emporté sa brosse à dents… Déjà qu’il avait tellement peur, ce contretemps le paniqua .
Il était prêt à rebrousser chemin.
Pensant aux encouragements de ses collègues du Bureau d’Etudes Afonlacaisse, il continua sa route, les fesses rayées de vert.
Tous ce matin l’avaient entouré :
-Non, Arthur, tu n’as pas tout essayé.
-Arthur tu vas y arriver, tu es tellement sympa, si, si, hyper sympa !!.
-C’est sûr Arthur tu n’es pas un Apollon mais avec ton bac+1,5 et ton salaire SMIC+3 toutes les chances sont de ton côté……
Kévina Ben Barka, l'aguichante secrétaire, avait procédé à une quête pour les frais d’inscription et les mâles titillés avaient été généreux.
Arthur avançait en se remémorant l’adresse du bar.
Il marmonnait, perplexe :
- Dada bord jeje nene sais même pas cece queque c’est un …. SPEAKPEAK DADATING .

jeudi 5 octobre 2017

mardi 3 octobre 2017

Régimes



Respectons les carnés les ogres, les anorexiques les végétariens, les végétaliens et les végans...
"A chacun sa merde" comme disent les d'jeunes, et là l'expression prend tout son sens !
Connaissez vous la mode végan ?
En comparaison les récits de ma grand mère des temps de guerre et d'occupation sur la façon dont on se nourrissait sont d'un comique inénarrable !
Des recettes de cuisine "savoureuses" comportent des ingrédients dont on ne connait même pas le nom et qui viennent en toute simplicité du bout du monde. Ça coûte un bras( les végans disent une tige!).
Beaucoup, beaucoup de graines qu'il faut faire tremper des heures. Tu prépares le jeudi le menu du samedi midi. C'est vraiment ce qu'il fallait à une époque où  on se plaint de n'avoir ni temps ni argent.
De plus à force de se nourrir de graines nos descendants ressembleront  à des écureuils.
Les animaux, comme dirait Chouchou, je les adôôre mais faut pas pousser et ce qui suit est un sommet.
Vous pensiez que les truffes étaient des champignons donc qu'il était permis d'en consommer.Quelle erreur!.
Il ne faut pas les manger. Perso ça ne me change guère, leur prix étant prohibitif, mais le raisonnement de Monsieur Végan est plus subtil :
"Qui chasse les truffes ? les cochons et les chiens. Il est hors de question qu'on se serve de ces animaux comme d'esclaves. Ce mode indigne de ramasser les truffes fait qu'elles sont bannies de tout repas végétalien".
On croit rêver.
Celles-ci sont elles admises?
Comme dirait Jeanmi : Ah! Les truffes !!!

lundi 2 octobre 2017

5-7-5 classique






Bel amant d'un jour
Le vent froisse les feuilles
Pleurer encore.